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Baromètre de l’émancipation : seule une femme sur deux se sent physiquement acceptée

2. Baromètre de l'émancipation : seule une femme sur deux se sent physiquement acceptée

A l’occasion de son 20e anniversaire, Amazone, carrefour de l’égalité de genre, a lancé un baromètre de l’émancipation en collaboration avec le bureau d’étude GfK. Au départ de celui-ci, la définition de l’égalité des chances : les femmes et les hommes doivent avoir les mêmes opportunités et les mêmes droits. Cette enquête fait donc un état des lieux de ce que pensent les Belges en matière d’égalité de genre.

Les résultats montrent que si selon certain.e.s, le féminisme est superflu à l’heure actuelle, il reste pourtant encore du chemin à parcourir. Il y a donc un réel besoin du féminisme et d’un mouvement des femmes fort. Amazone développe d’ailleurs divers chantiers qui ont pour but de soutenir le mouvement des femmes et de réduire les discriminations dans la société.

Le baromètre de l’émancipation d’Amazone

Amazone, carrefour de l’égalité de genre lancé en 1995, existe depuis 20 ans. A cette occasion, l’organisation a lancé en collaboration avec GfK, bureau international d’études de marché, une enquête rassemblant 1092 répondant.e.s représentant la population belge. Le baromètre porte sur différents sujets comme l’égalité au travail, dans l’éducation et dans le ménage, mais également sur la perception des identités, le féminisme et l’émancipation.

Le poids de l’apparence physique et le désir d’enfants, des exigences pesant différemment sur les femmes et les hommes

Amazone a consacré une partie de l’étude à l’identité pour les deux genres, et notamment à la question de l’apparence physique et du désir d’enfants.

Apparence physique

Il ressort des résultats du baromètre que les femmes ressentent plus fortement que les hommes des impératifs sociétaux pesant sur leur apparence physique. Ainsi, elles sont à peine 52% à se déclarer acceptées physiquement contre 68% des hommes. On constate également que ce pourcentage varie considérablement en fonction de l’âge : les 18-29 ans se disent acceptées physiquement à seulement 49%, contre 57% pour les 30-59 ans et 71% pour les plus de 60 ans.

Les femmes sont aussi plus nombreuses que les hommes à souhaiter ressembler davantage aux canons des médias : 21% contre 14% pour les hommes. Et là encore, on constate des différences en fonction de l’âge : les femmes de plus de 60 ans ne sont que 9% à souhaiter ressembler plus aux canons des médias, contre 27% pour les 18-29 ans et 19% pour les 30-59 ans.

Il semble donc que les femmes soient plus perméables aux injonctions sociales portant sur l’apparence physique, et ce d’autant plus qu’elles sont jeunes.

Désir d’enfant

Les résultats diffèrent également beaucoup en matière de désir d’enfant : 28% des hommes et 20% des femmes pensent qu’il est anormal pour une femme de ne pas vouloir d’enfant. Pour un homme, ces exigences baissent à 14% des hommes et 20% des femmes. On voit donc qu’il est socialement plus accepté pour un homme de ne pas vouloir d’enfant que pour une femme, l’impératif pour les femmes d’avoir le statut de mères pesant encore lourdement.

Les chiffres montrent des différences sensibles selon les régions, Bruxelles se démarquant fortement. Ainsi, les Bruxellois (hommes et femmes) considèrent à 32% que ne pas vouloir d’enfant pour une femme est anormal, et à 27% pour un homme. En Wallonie, ces chiffres tombent respectivement à 25 et 20%, et en Flandre, à 21 et 13%.

Identité sexuelle

A noter également, un homme sur 10 a déclaré ne pas se sentir à 100% homme, et une femme sur 20 à 100% femme.

Plus d’information

Les résultats complets du baromètre, incluant les données concernant les sujets "responsabilités de la famille et tâches ménagères", "le travail", "l’éducation dans la famille", ainsi que "le féminisme et l’émancipation" seront disponibles au fur et à mesure, au cours de la semaine du 7 décembre.
Les résultats complets sur la thématique "identité" sont à télécharger ici.

Le baromètre d’émancipation d’Amazone dans la presse