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La 61ème commission de la condition des femmes des Nations Unies

 La 61ème commission de la condition des femmes des Nations Unies

Du 13 au 17 mars 2017 aura lieu la 61e commission de la condition des femmes des Nations Unies (CSW). Celle-ci se déroulera au siège de l’ONU à New York.

L’agenda

Cette réunion de haut niveau est composée des représentant.e.s des États membres, d’entités des Nations Unies et d’organisations non-gouvernementales (ONG) du monde entier ayant l’accréditation du conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC).

La structure reste fidèle à celle des CWS : en plus d’un thème prioritaire ("priority theme") fournissant le contenu de fond, il y a toujours un thème examiné, état des lieux des décisions prises antérieurement ("review"). Enfin, les questions nouvelles ou tendances sont traitées ("emerging issue/focus area").

Le thème principal de la 61e session est l’émancipation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution. En outre, une attention particulière sera portée sur les difficultés rencontrées et résultats obtenus dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement en faveur des femmes et des filles (conclusions concertées de la cinquante-huitième session). L’émancipation des femmes autochtones constitue une thématique spécifique.

Pour résumer :

  • Thème prioritaire : L’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution.
  • Thème examiné : Difficultés rencontrées et résultats obtenus dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement en faveur des femmes et des filles (conclusions concertées de la cinquante-huitième session).
  • Question nouvelle ou tendance : L’émancipation des femmes autochtones.

Le président

M. Antonio de Aguiar Patriota (Brésil) est le président de la 61e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW). Dans cette vidéo, il explique le contenu de la réunion et les défis à venir.

La préparation

Les réunions annuelles du CSW sont soigneusement préparées. Le Bureau est responsable de la réussite de son développement et d’assurer des résultats fructueux. Les membres du Bureau sont élu.e.s pour assurer la continuité de ce travail pendant deux ans sur base de la décision de l’ECOSOC 2002/234.

Multi-stakeholdersforum

Le 30 janvier, avant la session de 2017, un "multi-stakeholder forum" a été organisé. Les débats de ce forum, dont les résultats seront annoncés lors de la 61e session, concernent quatre thèmes :
- 1) la nécessité d’une meilleure réglementation et législation en matière d’emploi à temps plein et de travail décent pour les femmes,
- 2) l’incitation au leadership féminin,
- 3) une plus grande protection économique et sociale,
- 4) la création de plus d’opportunités pour la participation des femmes au marché du travail, en tenant compte de l’emploi informel en pleine croissance, des évolutions technologiques et des problèmes de mobilité.

Réunion d’expert.e.s

Une réunion d’expert.e.s a eu lieu plus tôt, en septembre 2016, à Genève. Elle a été organisée en collaboration avec les ingénieur.e.s de l’Organisation Internationale du Travail.

Au cours de cette réunion, les expert.e.s se sont penché.e.s sur certains points obligatoires. Ceux-ci concernent les évolutions économiques liées au travail, les réglementations et les interventions gouvernementales, les responsabilités de tous les acteurs impliqués et la dimension de genre dans les objectifs internationaux.  [1].

D’un point de vue du genre, l’accent est mis sur :
- un environnement macroéconomique qui devrait créer des emplois décents pour tout le monde ;
- l’écart entre les genres dans le travail et dans les offres d’emploi ;
- le déplacement du travail informel non rémunéré vers un emploi rémunéré digne et correct ;
- l’économie du care avec la division du travail domestique et des soins rémunérés et non rémunérés ;
- la violence au travail ;
- une sécurité sociale et des mesures de protection minimales, ainsi que le droit de former, de joindre et de mobiliser des syndicats.

La note de synthèse et le rapport final de la réunion peuvent être consultés sur le site web de l’ONU Femmes.

Facteurs contextuels

Au cours de ses délibérations, le groupe d’expert.e.s a été informé du travail en cours du High Level Panel on Women’s Economic Empowerment du secrétaire général des Nations Unies. Le groupe d’expert.e.s a également travaillé sur des thèmes de fond du High Level Political Forum on Sustainable Development qui permettra d’éradiquer la pauvreté et de promouvoir la prospérité dans un monde en mutation. (A/70/L.60).

En savoir plus ?

Vous pouvez voir les informations de la prochaine session de la CSW sur le site de l’ONU Femmes. Vous y trouverez, entre autres :

  • Des informations sur la 61ème session : l’organisation, les documents officiels, la participation des ONG, les événements en parallèle
  • Des informations sur le Multi-Stakeholder Forum : le programme et une note de synthèse
  • Des informations sur le forum d’expert.e.s : le rapport et une note de synthèse, ainsi que des documents d’information et des documents d’expert.e.s.

ONU Femmes est aussi présent sur les réseaux sociaux :

[1] Les points de travail ont été formulés comme suit :

  • examiner le monde changeant du travail, ses défis et ses opportunités pour créer une plus grande émancipation et indépendance économique des femmes et des filles ;
  • identifier les réglementations et programmes qui favorisent l’émancipation économique des femmes, le droit des femmes à travailler et leurs droits au travail, du travail informel au travail formel et décent ;
  • identifier les rôles et les responsabilités des gouvernements, des organismes internationaux, du secteur privé, y compris les institutions et les fonds de pension, les organisations des travailleurs.euses et employé.e.s, la société civile, y compris les organisations de femmes et les militant.e.s de l’égalité des genres, dans leur construction et influence dans le monde du travail ;
  • développer des recommandations pratiques qui soutiennent une implémentation favorable à l’égalité des genres pour le développement durable, basée sur un engagement à l’égalité des genres et à l’émancipation économique des femmes et à la protection, la promotion et la réalisation des droits humains et du travail des femmes et des filles.