Logo d'impression Logo RSS logo facebook

Dernières nouvelles

Le réseau ’Femmes et sociétés en transition’ au Festival des libertés

Le 29 octobre dernier, le réseau Femmes et sociétés en transition a été invité par le Festival des libertés à présenter son projet et ses objectifs qui consistent à renforcer l’"empowerment" et le leadership des femmes en politique dans les pays partenaires du réseau : Maroc, Turquie, Iran et Belgique.

Simone Susskind, présidente de Actions in the Mediterranean, a ouvert le débat en resituant le projet dans son contexte d’origine et en présentant les prochaines étapes qui devront continuer à répondre aux objectifs du réseau.

La projection du film "Femmes et/en politique" a complété les explications de Simone Susskind, qui met en scène la rencontre à Bruxelles en novembre 2008 des expertes turques, marocaines, iraniennes et belges du réseau, ainsi que d’élues locales en provenance de chaque pays.

Ensuite, en présence de la coordinatrice belgo-iranienne du réseau, et modératrice Fery Malek-Madani, une intervenante en provenance de chacun des trois pays partenaires a pu témoigner de l’apport et de l’intérêt d’un tel projet pour renforcer les femmes dans leurs pays respectifs :

Khadija Errebah : présidente de ADFM Casablanca

"Aujourd’hui encore, les femmes marocaines se battent pour faire accéder davantage de femmes aux sphères de décision. L’année dernière, nous avons obtenu le tiers, aujourd’hui, nous revendiquons la moitié ! Mais nous avons compris qu’à côté du travail législatif, il y une nécessité de travailler sur la proximité et le local et d’aller à la rencontre des femmes sur le terrain pour les informer et leur faire connaître leurs droits et pour faire avancer l’égalité avec une perspective de développement qui concerne chaque femme. Le projet que nous menons en collaboration avec nos amies iraniennes, turques et belges est très intéressant car il se consacre à le prise en compte des besoins des femmes aux niveau local, là où l’échange d’information entre les femmes politiques et la société civile est capital pour aller à la rencontre des besoins des femmes. Les élues locales qui sont venues à Bruxelles en 2008 sont ces femmes qui viennent de régions reculées du Maroc et qui ont compris les enjeux du développment à l’échelle locale. C’est avec elles qu’il faut travailler pour faire avancer la cause des femmes. Ce travail m’amène également à m’interroger sur la situation des femmes marocaines en Belgique, qui évolue parfois dans des directions différentes par rapport au Maroc et qui questionnent les politiques d’intégration à l’égard des femmes issues de l’immigration en Europe."

Zeïnep Gögüs : journaliste, auteure, co-fondatrice de l’association KHADER

"La rencontre de nos amies marocaines et iraniennes a été un grand enrichissement pour prendre conscience des formes différentes que peut prendre la lutte féministe dans des contextes socio-politiques présentant des enjeux multiples. Nous avons été impressionnées par la mobilisation et le courage des femmes iraniennes, qui malgré les dangers qu’elles affrontent réussissent à faire avancer la cause des femmes dans leur pays. Nous avons beaucoup appris des marocaines et de leur dynamisme dans le processus de la Mudawwana. Et tout cela a permis d’évaluer nos propres stratégies dans un contexte, qui lui, est laïc."

Shehla Sherkat : journaliste, fondatrice du magazine féminin ’Zanan’
_