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Revendications

Revendications au sujet de l’EMPLOI

Un emploi, c’est la première clé pour sortir de la dépendance et renforcer estime de soi et bien-être. Toutes les femmes rencontrées dans le cadre de ce projet considèrent la recherche d’un emploi comme la priorité pour sortir de la précarité.

« Aller travailler, c’est mieux que de traîner au marché ou dans les magasins de la chaussée de Gand où on finit par dépenser encore plus d’argent ! » (Fatima, Caleidoscoop)

« Sans travail, on ne peut plus avoir d’ambition, de rêve, espérer construire quelque chose. Or, quand on quitte son pays, cela signifie qu’on a de fortes attentes à ce niveau-là, qu’on espère pouvoir améliorer sa vie. » (Khadija, Caleidoscoop)

« Avoir du travail, c’est très important pour se sentir indépendante et libre en tant que femme. C’est bien pour les finances mais aussi pour le développement de la personnalité, avoir une structure dans sa vie, être respectée. C’est un droit. » (Zohra, Caleidoscoop)

« Ne pas travailler rend dépendante. Travailler c’est être libre et aussi épanouie. Ça permet de sortir de chez soi, de rencontrer des gens, de faire autre chose que le ménage. » (Kahdija, Maison Mosaïque de Laeken)

« Ne pas avoir de travail, vivre dans la pauvreté peut amener de la violence à la maison, de la part du mari et de la délinquance chez les enfants. » (Bouchra, Maison Mosaïque de Laeken)


Revendications au sujet de la MOBILITE

Les femmes et les hommes se déplacent différemment dans la ville et bien souvent pour des raisons différentes. Ce constat, qui ressort des discussions menées lors des ateliers réalisés dans le cadre de ce projet, est partagé par l’ensemble des groupes et experts qui se sont penchés sur l’analyse des comportements et des besoins des individus en matière de mobilité. La plupart des femmes rencontrées ne possèdent pas de voitures, et quand le ménage en détient une, c’est souvent le mari qui l’utilise. Si les hommes se déplacent pour se rendre au lieu de travail exclusivement, la majorité des femmes rencontrées (dont peu ont un emploi rémunéré) le font pour de toutes autres raisons : accompagner les enfants à l’école, chez les médecins, faire les courses pour toute la famille, etc. Malgré elles, elles forment une catégorie particulière de personnes à mobilité réduite.


Revendications au sujet du LOGEMENT

Pour les familles bruxelloises en général, le logement reste le principal poste de dépenses, donc un facteur de précarisation important. Comme dans les autres régions, les chiffres et les faits indiquent clairement que les femmes sont davantage que les hommes touchées par les difficultés liées à la recherche d’un logement décent, adéquat et accessible, et peut-être les femmes issues de l’immigration plus encore que les autres femmes. Dans ce domaine comme dans les autres, il existe des discriminations spécifiques de genre et des discriminations croisées qui doivent faire l’objet d’une attention particulière et être prises en considération par les autorités publiques.

« Je loue un appartement de quatre chambres au « Fond du Logement » et je paie 800€ par mois, avec les charges. Mon mari travaille mais n’a pas un gros salaire et il n’a pas un emploi fixe, il a souvent des contrats d’intérim. Moi je ne travaille pas et je n’ai pas droit au chômage. Nous avons quatre enfants. On n’arrive pas à s’en sortir. Si le loyer diminuait, on pourrait peut-être s’en sortir, et si mon mari trouvait un travail fixe ce serait encore mieux. Mais ce qui nous met en difficulté, c’est le prix du logement, ainsi que les factures de gaz et d’électricité. » (Khadija, Maison Mosaïque de Laeken)

« Mon mari parle très bien le français, sans accent. Au téléphone, on lui dit que le logement est libre, mais dès qu’il se présente, avec ses cheveux foncé et son teint bronzé, avec sa femme qui porte le voile, on lui dit que le logement est déjà pris. » (Aïcha, Cactus)