Rencontre avec Déborah De Robertis, la bête noire des musées

« Ouvrir mon vagin, c’est comme ouvrir ma bouche »…

Lors de performances-choc, Déborah de Robertis reproduit des tableaux cultes en ré-interprétant des modèles féminins, tels que La Joconde de Léonard de Vinci, L’origine du monde de Gustave Courbet, Olympia d’Edouard Manet etc…
Elle est devenue la bête noire des musées, qui appréhendent ses actions militantes subversives et provocatrices…

Déborah de Robertis dénonce la nudité féminine dans l’histoire de l’art comme objet du regard des hommes sur le corps des femmes.Sa posture consiste à incarner le sexe de la Femme et lui donner un regard qui correspond comme elle dit à «l’angle mort», le point de vu inexistant de la Femme dans l’histoire de l’art.

«Ma nudité est un trompe-l’œil, un vêtement qui fait référence aux nus féminins, partant toujours du principe que les artistes femmes ont d’abord été les inspiratrices, les muses, les modèles de l’artiste masculin. De ce point de vue, il devient alors clair que ce n’est pas la nudité féminine qui offense, c’est l’émancipation, la liberté d’expression de la nudité.»

Retour aux sources pour Déborah De Robertis, à Bruxelles, où elle a fait ses études et premières recherches. Une occasion rare d’un échange avec elle à la Balsa comme « safer space »

Le « point de vue du modèle nu féminin » ce regard non pas dirigé sur la nudité mais porté sur la nudité, une position que (la philosophe ) Geneviève Fraisse définit plus largement comme « le corps qui regarde » du point de vue philosophique et historique (…) C’est « le sexe qui regarde ».

Pour aller plus loin:

Sur youtube

Deborah De Robertis, « Cours petite fille ! », Editions des femmes – Antoinette Flouque, à paraître en 2019.

Infos pratiques

Où ?

Théâtre la Balsamine- 1, avenue Félix Marchal-1030 Bruxelles

Samedi 27 avril-20H30
Entrée libre et gratuite

Réservation souhaitée
reservation@balsamine.be
Tél: 02 735 64 68